À s'en mordre les doigts...

Longtemps devant au score, les Brestois ont vu réapparaître le cauchemar du match nul sur une égalisation caennaise dans les dernières minutes. Avec huit points, ils continuent d’avancer à petits pas dans ce championnat, toujours à la recherche d’un succès après dix journées.


C’est en train de devenir le feuilleton de la saison. Dispendieux depuis deux mois et demi, les Brestois ont partagé les points pour la huitième fois en cette saison 2011-2012. À ce rythme-là, c’est un record qui se profile pour les Rouge et Blanc. Mais c’est aussi une particularité dont ils se passeraient bien… Avec Nancy, battu à Lyon (3-1), le Stade Brestois est le seul club de Ligue 1 à n’avoir pas encore gagné un match. Certes, cette équipe ne perd pas beaucoup, seulement deux défaites au compteur, mais après dix journées, il ne faudrait surtout pas que la sinistrose gagne le vestiaire du SB29.

En conférence de presse d’après-match, Alex Dupont a proposé aux journalistes deux solutions pour sortir de cette spirale : faire venir un marabout du Sénégal ou gagner en caractère et en personnalité. Évidemment, le deuxième remède sera privilégié. Car il ne manque finalement pas grand-chose à cette formation pour imprimer au classement les qualités qu’elle fait valoir sur le terrain. Ce samedi encore, elle a longtemps maîtrisé, plus ou moins clairement, son sujet. Malgré quelques premières minutes compliquées, timides, elle a su revenir dans les débats et imposer sa patte sur le jeu. Si un match nul au retour des vestiaires n’aurait choqué personne, la lucarne de Bruno Grougi sur un coup franc millimétré (45e) n’a pas non plus scandalisé les foules, bien au contraire. Grâce au coup de patte magique de son artificier en chef, Brest venait de faire basculer la partie et les Caennais, spécialistes du contre, allaient devoir provoquer un peu plus les choses…
Il y avait là de mauvais souvenirs de course-poursuites, contre Évian et Montpellier, qui s’envolaient. Le Stade Brestois pouvait entamer la deuxième période sans trembler, avec le sentiment de maîtriser le cours des événements. Et c’est ce qui se passa plus ou moins pendant quarante minutes. Menaçants sur la cage de Thébaux à quelques reprises par l’intermédiaire de Bruno Grougi, les Brestois n’étaient pas menacés plus que cela. Effacé sur ses ailes habituellement turbulentes autour de Hamouma et Bulot, le Stade Malherbe ne faisait pas grande impression.
Jusqu’à cette 84e minute. Un coup franc de Nivet trouvait à l’arrache le pied du défenseur central Thomas Heurtaux. Ballon dans le petit côté de la cage d’Elana et stupeur à Francis-Le Blé. Une fois encore, le sort d’acharnait sur les Ty-Zefs. Les derniers coups de semonce ne changeaient rien à la donne et il fallait se contenter d’un nouveau match nul.


Tristounet en conférence de presse – on le serait à moins – le coach brestois rejetait en tout cas toute sorte de fatalisme. Même si le coup est dur, il n’avait pas des masses de choses à reprocher à ses joueurs. Les plus déçus, ce sont sûrement eux…

                                                                                                    (crédit photos : O.Stéphan/SB29.com)

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