Les yeux dans les yeux

Toujours invaincu, le Stade Brestois a enregistré face à Lyon son troisième résultat nul de la saison et avance à petits pas au classement. Dans une partie où chacune des deux équipes aura eu sa mi-temps, les Rouge et Blanc sont à créditer d’une grosse débauche d’énergie et d’une envie encore une fois marque de fabrique de la maison.


Après une victoire nette sur le Rubin Kazan en match aller de tour préliminaire de la Ligue des Champions, les Lyonnais débarquaient à Brest avec la volonté de corriger leur faux pas de la semaine passée (1-1 face à Ajaccio) et l’intention de préparer au mieux le retour en Russie mercredi. Les Finistériens, qui restaient sur deux matches nuls face à Évian et Valenciennes, comptaient eux ouvrir les vannes de la victoire, même face à un septuple champion de France au visage séduisant depuis la prise de pouvoir de Rémi Garde.

Morts de faim dès le coup de sifflet de l’arbitre, les Brestois ne tombaient pas dans le même piège que face à Évian où ils avaient bu la tasse et s’étaient retrouvés très vite doublement menés au score. Le siège imposé à la défense rhodanienne faisait mal à des Lyonnais qui avaient très peu fait tourner leur effectif (seul Belfodil et S. Koné avaient pris la place de Briand et Gonalons). Opportuniste et avec les qualités d’un vrai buteur, c’est Benoît Lesoimier qui allait faire rapidement chavirer Le Blé. Suite à une déviation astucieuse de la tête de Romain Poyet, l’ailier gauche du SB29 dribblait et envoyait vers le but un ballon que Lloris pouvait seulement détourner. La volonté brestoise venait de se concrétiser de la plus belle des manières (12e).


Pas un brin impressionnés par le CV de leur adversaire du soir, les joueurs d’Alex Dupont tentait encore et encore d’enflammer une rencontre déjà partie sur de bons rails. Sur des coups de pied arrêtés de Bruno Grougi ou une tête de Romain Poyet, ils étaient à deux doigts d’envoyer Lyon dans les cordes, à la limite du KO technique. Finalement, le score à la pause avait des allures de sentence minimale (1-0).

Mais la débauche d’énergie brestoise allait commencer à se payer au retour des vestiaires. Avec l’entrée en jeu de Bastos pour Belfodil, l’OL se montrait plus saignant sur les ailes et prenait le contrôle du milieu de terrain. La défense locale tenait bon et faisait même souvent preuve de beaucoup de tranquillité pour contrer les deux flèches lyonnaisses, LIsandro et Gomis. L’expulsion du jeune Koné à l’heure de jeu, pour sa première apparition en Ligue 1, donnait malgré tout un peu plus d’allant aux intentions brestoises. Mais le fameux dicton « Une seule leur suffit » allait prendre tout son sens quand sur une erreur de jugement de l’arrière-garde brestoise, Gomis profitait de son premier bon ballon pour planter (69e).

L’essentiel consistait alors pour les hommes de Michel Guyot à ne pas gâcher la belle fête qu’ils étaient sur le point de faire avant l’égalisation lyonnaise. Il fallait, surtout, ne pas perdre et peut-être même placer encore quelques banderilles sur le but de Lloris. C’est vers la deuxième option qu’ils s’orientaient, décidés à rendre à Le Blé ce qu’il leur avait donné. En vain cependant. Il y a deux façons de voir un match nul : on peut le concéder ou l’arracher. Sur ce coup, malheureusement, la première version était la bonne.
                                                                                                                    (crédit photos : O. Stéphan)

Retrouvez la conférence de presse d'après-match des entraîneurs
Galerie photos
Toutes les photos