15.01.12 | Bien jouer, c'est gagner !

Face à une formation niçoise qui aura manqué de réalisme et de réussite, le Stade Brestois n’a pas été malheureux de décrocher la victoire. Mais ce sont trois points qui font un bien fou aux joueurs d’Alex Dupont, désormais onzièmes au classement et qui ont pris un peu leurs distances avec la zone de relégation.


Il fallait bien que ça tombe un jour. Abonnées aux matches nuls lorsqu’elles se rencontraient (trois sur trois depuis la saison dernière), les deux formations se sont enfin quittées sur autre chose qu’un score de parité. Et la balance a penché du bon côté. Face à des Niçois qui s’étaient qualifiés trois jours plus tôt pour les demi-finales de la Coupe de la Ligue, les Rouge et Blanc ont brillé en début de partie avant de serrer les dents devant les nombreuses offensives azuréennes. L’essentiel a été préservé jusqu’au bout mais que ce fut compliqué…

Pourtant, on ne pouvait pas reprocher aux Brestois d’avoir traîné pour rentrer dans la rencontre. Incisifs dès les premiers échanges, ils étaient vite récompensés suite à un débordement de Romain Poyet et une belle frappe précise d’Eden Ben Basat à la réception d’un centre en retrait (6e).
En ce début de match, les Niçois prenaient l’eau de partout et se mettaient en grande difficulté face aux assauts plutôt inspirés des Ty-Zefs.


Mais comme un aperçu de la soirée qui allait être celle des occasions ratées des deux côtés du terrain, le deuxième but finistérien n’arrivait pas. Et c’est un vrai regain de forme des Rouge et Noir que les hommes du Président Guyot allaient prendre en pleine face. Plus à l’aise avec le ballon, sous contrôle lors de leurs montées de balle, les Niçois commençaient à se montrer pressants. Avec l’aide de la barre ou le talent de Steeve Elana, les Brestois atteignaient tout de même le repos avec leur avantage en poche.

Dans la continuité, les vagues méditerranéennes se faisaient toujours nombreuses et étaient bien facilitées par une fébrilité parfois embêtante du groupe d’Alex Dupont. Mais la valeur de solidarité veut toujours dire quelque chose à Brest alors même en souffrant, les Rouge et Blanc serraient les dents et ne rompaient pas. Mis en confiance par les parades décisives d’un grand Steeve Elana, les Brestois se risquaient même à quelques échappées dans le camp adverse qui leur offraient de belles opportunités. Mais là aussi, Ospina, le portier sudiste était au diapason et sortait avec classe quelques ballons chauds.

Suffisamment pour garder jusqu’au bout les Bretons sous pression. Les trois minutes de temps additionnel en paraissaient dix mais au coup de sifflet de Monsieur Gautier, c’est bien de la joie et du soulagement qui émanaient des tribunes de Le Blé.
Les trois points acquis face à un adversaire direct, aujourd’hui à six longueurs au classement, feront certainement beaucoup de bien à l’arrivée. Ils n’étaient pas primordiaux mais tout de même pas loin d’être indispensables. Car dans quinze jours, c’est le PSG d’Ancelotti qui foulera la pelouse brestoise. Il y aura là encore normalement de quoi s’occuper…

                                                                                                                  (crédit photos : O.Stephan/SB29.com)
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