Longtemps malmenés par des Montpelliérains maîtrisant leur sujet, les Brestois ont su sortir de leur torpeur au bon moment pour venir arracher un match nul, le cinquième de la saison. Au final, beaucoup d’efforts pour un seul petit point mais encore un bel état d’esprit à souligner de la part des joueurs d’Alex Dupont.
Le Stade Brestois enchaîne les gros matches. À un déplacement à Paris la semaine dernière (défaite 1-0) venait s’ajouter ce week-end la réception du leader, Montpellier. Avec le souvenir de deux matches nuls (0-0) assez rugueux la saison passée et la perspective de faire tomber la formation en tête du classement, les motivations ne manquaient pas pour l’ensemble brestois. Pourtant, comme ce fut déjà le cas face à Évian lors de l’ouverture du championnat, la première mi-temps des Ty-Zefs s’avéra pour le moins difficile. Malmenés, ballotés par des Méditerranéens plein de confiance et solides sur leur formation en 4-2-3-1, les locaux allaient déjouer et laisser les initiatives au camp adverse. Sur un coup franc bien placé, l’artificier maison, Marco Estrada forçait Steeve Elana à relâcher le ballon dans les pieds d’Olivier Giroud qui ne se faisait pas prier pour ouvrir la marque (19e).
Le coup était rude pour les Brestois mais pas forcément immérité. Dans leurs petits souliers, les Rouge et Blanc avaient toutes les peines du monde à sortir proprement le ballon et lancer de concrètes offensives. Pas leader pour rien, Montpellier était à l’affût de la moindre opportunité pour leur mettre la tête sous l’eau et sur un débordement et un superbe centre d’Henri Bédimo, Giroud, encore lui, plaçait tranquillement sa tête (2-0, 41e).
La réaction brestoise était attendue voire exigée par le public de Le Blé. Et celui-ci n’allait pas être déçu. Comme transformés, les Finistériens revenaient avec plein de sève et le mors aux dents. Crescendo, ils allaient poser leur empreinte sur la partie. Et la première récompense allait intervenir à la 70e minute. Sur une erreur d’inattention d’une défense montpelliéraine sous pression, Eden Ben Basat s’en allait seul tromper Jourdren d’un extérieur du pied droit qui touchait d’abord le poteau (2-1).
Les tribunes aussi se réveillaient et poussaient avec les vagues brestoises. Avec les tripes, les hommes du président Guyot voulaient au moins arracher ce match nul qui, au vu des débats, était un bon point. Et c’est une autre recrue de l’intersaison qui allait se mettre en évidence. Suite à un corner et une déviation de la tête de Nolan Roux, Santiago Gentiletti profitait d’un cafouillage pour fusiller à bout portant le gardien du MHSC (2-2, 87e). Les quelques minutes restantes devaient être celles de l’enfer pour Montpellier. Elles le furent plutôt pour Brest qui, sur un mauvais geste de Tripy Makonda sur Dernis, se voyaient privés de leur latéral gauche, expulsé direct par Monsieur Lannoy. C’était là le premier carton rouge du Stade Brestois depuis sa remontée en Ligue 1 la saison passée.
Au rayon des mauvaises nouvelles, la blessure de Bruno Grougi : touché en première mi-temps, et sorti sur le coup, il souffre d’une entorse du ligament latérale interne du genou. Après une échographie dimanche, son indisponibilité sera déterminée. Il manquera de toute façon le déplacement à Dijon mercredi, tout comme Nolan Roux (suspendu). Des tripes et de l’envie, il en faudra donc encore pour ramener quelque chose de Bourgogne…