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05.02.12 | Même faute, même punition

Mis dans le dur par une première mi-temps ratée, les Brestois n'ont pas pu revenir de Montpellier avec un petit quelque chose comme ce fut le cas à Toulouse avant la trêve. Face au deuxième de Ligue 1, ils ont bien réagi après la pause mais le mal était fait : ils enregistrent là, pour la première fois de la saison, deux défaites en deux matches.

Avec neuf blessés recensés et trois joueurs à la CAN, le Stade Brestois ne partait pas dans les meilleures conditions se frotter au dauphin du Paris Saint-Germain. Sur un terrain très compliqué, où Montpellier n'avait laissé filer que cinq points en dix rencontres, la mission s'annonçait des plus ardues. Mais pas impossible non plus. Avant Noël déjà, à Toulouse, les joueurs d'Alex Dupont avaient prouvé qu'ils savaient faire le dos rond quand les vents se montraient contraires. Dans l'Hérault, le résultat ne fut hélas pas le même et c'est bien à la rencontre contre Paris il y a une semaine que ressembla celle de la Mosson. Alex Dupont ne se faisait d'ailleurs pas prier en conférence de presse pour rappeler la similitude entre les deux scenarii : un début de match timide, une fébrilité dans la conservation du ballon et une réaction stérile par la suite. Tout ça pour un même bilan, une défaite sur le plus petit des écarts.

Il n'y avait pas besoin d'être une encyclopédie du football pour voir que les Brestois étaient rentrés dans la partie avec les deux pieds dans la même chaussure. Intimidés peut-être, dominés sûrement, les Ty-Zefs peinaient à ressortir proprement les ballons. Même si les Méridionaux ne se montraient vraiment dangereux que par l'intermédiaire du meilleur buteur de L1, Olivier Giroud, on sentait comme une forme d'impuissance dans le jeu brestois. Le déchet technique était trop présent et les mauvaises relances offraient des opportunités inespérés aux gars de René Girard. C'est sur un de ces ballons laissés à l'adversaire qu'arrivait d'ailleurs le but montpelliérain, un tir de Cabella, contré involontairement par le dos de Dernis qui prenait à contre-pied le pauvre Steeve Elana (41e). Pas veinard sur ce coup-là, le portier brestois allait par la suite se montrer impérial et souvent sauver la mise sur les offensives sudistes.

 

Entretemps, revenus aux affaires avec davantage de conviction et de précision après la pause, les Rouge et Blanc allaient bien se créer quelques occasions, sur des frappes de Romain Poyet ou une percée dans l'axe de Mario Licka. Jourdren faisait face à chaque fois. Les rentrées en jeu d'Abdou Sissoko (expulsé en fin de match) et Abel Khaled, nouveaux venus en Ligue 1, n'allaient pas changer la face de la partie, globalement bien maîtrisée par l'ensemble héraultais.

 

Le bilan était en tout cas celui-là : une cinquième défaite, la deuxième consécutive après celle enregistrée face à Paris et l'urgence de réagir pour ne pas voir les poursuivants trop recoller au classement. A ce titre, la réception de Dijon samedi prochain à Francis-Le Blé tombe plutôt bien. Evoluant dans les mêmes eaux que le Stade Brestois, les Bourguignons seraient, en cas de défaite, légèrement distancés par les hommes du président Guyot. Une chance est donc à saisir...


                                                                                  
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