Il en faudra sûrement encore un peu plus pour décourager les Brestois. Samedi, au soir de la 11e journée, les joueurs d'Alex Dupont ont enregistré leur neuvième nul de la saison. Mais une fois encore, si la physionomie du match peut laisser des regrets, les motifs de satisfaction étaient eux aussi les invités de l'après-match. On savait les Rouge et Blanc courageux, ils devraient vite démontrer, quand la première victoire sonnera à la porte, que la ténacité fait aussi partie de leur vocabulaire.
"Un bon point", c'était l'expression-vedette dans le paddock du stade Chaban-Delmas après la partie. Du moins au coeur du vestiaire brestois. Il y a pourtant aussi fort à parier que dans les esprits bordelais, et même dans un contexte qui imposait aux Girondins de prendre des points, l'impression globale était la même.
Car les joueurs d'Alex Dupont n'auraient pas été au centre d'un gros scandale s'ils étaient repartis avec le panier garni. Parfois dominés dans le jeu, parfois sous le feu de quelques missiles bordelais, ils ont eux aussi su tirer leur épingle du jeu et les occasions de marquer étaient bien présentes. C'est d'ailleurs au bout de l'une d'entre elles que les Ty-Zefs ont arraché ce qui paraissait être le minimum en ce samedi soir en Gironde. Suite à un débordement plein de gnac de Larsen Touré, une "madjer" ratée par Nolan Roux et un Eden Basat surgissant en renard des surfaces, la justice était rendue. Car l'injustice aussi avait frappé le camp brestois auparavant.
D'abord la malchance après un beau raid de Nolan Roux sur le côté gauche en tout début de match (4e) conclu par une frappe sur le poteau. Ensuite des coups de sifflet qui se firent attendre et qui auraient à coup sûr changé pas mal de choses dans cette rencontre. Il y a d'abord eu cette faute évidente, mais impunie, sur Eden Ben Basat qui avait pris le dessus sur Planus (22e). Pas de sanction donc, sauf pour protestation des Brestois...
Et c'est aussi une décision arbitrale que tous les Finistériens attendirent sur l'unique but bordelais de la soirée. Après un coup franc joué en deux temps par les Girondins, Gouffran se trouvait plutôt surpris d'être tout seul aux six mètres pour reprendre le ballon repoussé par Steeve Elana (52e). Le but était validé mais c'est avec les tripes que les hommes du président Guyot se remettaient au boulot. Pour la récompense qu'on sait.
A voir les sourires des Brestois au coup de sifflet final, on comprenait aisément qu'à défaut de décrocher enfin cette première victoire, ne pas perdre constituait aussi une petite satisfaction. Les succès se font rares, mais les défaites presque tout autant... S'il faut faire le dos rond un peu plus longtemps, ils le feront. Mais si la première victoire surgit lors du derby face à Lorient samedi prochain (19 heures au stade Francis-Le Blé), personne ne s'en plaindra non plus.
La réaction des entraîneurs
(crédit photos : Studio Loïc)