Une coupe qui fait encore non

Le désamour avec la Coupe se prolongera donc au moins jusqu’à janvier pour le Stade Brestois. Entrés dans la Coupe de la Ligue mercredi et une nouvelle fois nantis d’un tirage à l’extérieur, les Rouge et Blanc n’y sont déjà plus, battus dans les ultimes minutes par Caen (3-2). Il ne reste donc plus que la Coupe de France aux Brestois, à partir de janvier, pour tenter de redorer le blason des coupes nationales.


Partis la veille en car pour ce qui sera sans doute le déplacement le plus long de la saison, les joueurs d’Alex Dupont voulaient aborder ce 16e de finale de Coupe de la Ligue avec ambition et une certaine volonté de faire taire les mauvaises langues qui les jugeaient bien mal lunés avec les coupes, de France ou de la Ligue. Face à un adversaire qui naviguera sans doute dans les mêmes eaux cette saison en Ligue 1, la mission n’était pas impossible, encore moins devant le turnover opéré par Franck Dumas qui alignait une équipe jeune et expérimentale.


Les Brestois entamaient d’ailleurs de la meilleure des manières la partie et ouvraient la marque dès la 14e minute. Servi par Benoît Lesoimier, Nolan Roux, d’une frappe croisée du droit, inscrivait là son premier but en compétition officielle cette saison. Boostés par cet avantage au score, les Brestois ne se privaient pas pour tenter à nouveau leur chance et Eden Ben Basat passait à plusieurs reprises non loin d’inscrire lui aussi sa première réalisation de l’été.


Mais c’est finalement sur un ballon anodin venu de la gauche que le Caennais Fajr parvenait à tromper la vigilance de Lionel Cappone. Son centre brossé était pour Hamouma qui ne touchait pas la balle. Celle-ci finissait dans le petit filet du portier brestois (35e). Mal placée, cette égalisation coupait un peu les jambes des Ty-Zefs qui regagnaient les vestiaires avec l’impression de ne pas avoir été payés intégralement de leurs efforts.


Le coup de massue pour eux intervenait dans le premier quart d’heure du second acte. Lancé par Fajr, à la limite du hors jeu, Hamouma s’en allait tromper Cappone en un contre un (55e). Dans un stade Malherbe loin de faire le plein mais soudainement réveillé, les Rouge et Blanc peinaient alors à sortir le ballon. Passés non loin de la correctionnelle face aux offensives de Caennais décidemment bien mordants sur les ailes, les Finistériens trouvaient leur salut (provisoire) dans un doublé de leur attaquant Nolan Roux. Sur un centre de Bruno Grougi, il coupait la trajectoire du ballon et trompait Bosmel au premier poteau (79e).


Lancées vers une prolongation (voire plus si affinités), les deux équipes allaient finalement être privées de rab à la 88e minute. Suite à un ballon perdu dans la surface, les Brestois voyaient dévaler Traoré devant la cage de Cappone. Tranquillement, l’attaquant caennais scellait le sort du match et renvoyaient les Bretons à leur triste réalité : les coupes n’aiment pas le Stade Brestois.

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