Pas payés les Brestois !

Avec un revers à la clé, le premier de la saison, le Stade Brestois n'a pas été payé de ses efforts au Parc des Princes dimanche. Les Ty-Zefs, solides face à l'armada parisienne, n'ont pas réussi à concrétiser les quelques occasions franches qui se sont présentées et ont mis les deux genoux à terre sur un coup de patte de la nouvelle idole du Parc, Javier Pastore.

Pour la première fois de son histoire, le Stade Brestois avait les honneurs de Canal + en prime time un dimanche soir. C'était sans doute une raison suffisante pour ne pas se rater mais les joueurs d'Alex Dupont étaient aussi et surtout venus chercher un petit quelque chose de ce déplacement dans la capitale. Après quatre nuls en quatre rencontres et des prestations qui les avaient davantage rapprochés des victoires que des défaites, ils voulaient valider cette invincibilité par un premier succès. Et le Parc des Princes, souvent théâtre de surprises lors de ces dernières années, pouvait en être l'écrin idéal. Même face à une belle flopée de stars et de superbes techniciens du ballon, il y avait forcément un coup à jouer pour une équipe que personne n'attendait.
Le début de partie allait d'ailleurs dans ce sens pour des Brestois pas timorés pour un sou, à l'aise avec leur football et déjà garants d'une belle solidité dans les lignes arrières. Dans les nombreux espaces laissés par des Parisiens souvent davantage tournés vers le spectacle que l'efficacité, les premières occasions allaient se présenter à eux. Entre une frappe de Romain Poyet, une autre de Benoît Lesoimier et une situation en or pour Eden Ben Basat, il y avait bien la place pour débloquer le tableau d'affichage. Resté vierge jusqu'à la pause, celui-ci était d'ailleurs bien flatteur pour une équipe du PSG qui ne se montra dangereuse que par intermittence durant les quarante-cinq premières minutes. La soirée sentait plutôt bon pour des Brestois qui avaient juste manqué de pragmatisme devant la cage de Sirigu. A coup sûr, il y avait bien un coup à jouer devant les 40 000 supporters de la Porte de Saint-Cloud.
Mais face à ce Paris-là, c'est à n'importe quel moment que peut surgir le danger. Peu en vue avant la mi-temps, l'impressionnante ligne d'attaque Menez-Pastore-Nene-Gameiro allait commencer à turbiner un peu plus fort. Et c'est sur une accélération de Menez que le Stade Brestois allait plier. L'ex-Romain mettait sur orbite le joueur le plus cher de l'histoire du championnat de France, Javier Pastore. L'argentin prenait tout son temps dans la surface pour aligner un Steeve Elana impuissant sur ce coup (68e). Prompt à s'enflammer, le Parc des Princes pouvait exulter et souffler un peu après quelques belles frayeurs.
Pour Brest, le train était passé et les Rouge et Blanc n'avaient pas su monter dedans. Devant le favori de la Ligue 1, les occasions ne se représentent que très rarement et les quelques possibilités encore laissées aux Finistériens à la fin de la rencontre ne suffisaient hélas pas à changer le cours des choses.
Une fois de plus, les Brestois étaient à créditer d'une vraie belle performance, avaient montré beaucoup de métier en défense, mais n'étaient guère récompensés de leurs efforts. Il faudra donc attendre encore un peu avant de voir la première victoire du SB29 dans ce championnat 2011-2012.
La réception du leader montpelliérain samedi (19 heures) pourrait représenter ce déclic. L'affiche aura en tout cas de la gueule. Le résultat devra lui suivre cette fois...
                                                                                                                    (crédit photos : Patrick Tellier)
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