Le début a marqué la fin...

« C'est sévère ». En deux mots, voilà résumée la rencontre par Alex Dupont. Et on ne peut guère lui donner tort devant la prestation de sa formation durant plus d'une heure à Lille. Entre deux équipes qui étaient là pour gagner et fournir du jeu, les occasions n'ont pas manqué. Seul le principal a finalement fait défaut aux Brestois : la réussite.

Le Stade Brestois attendra donc encore un peu pour remporter son premier succès à l'extérieur cette saison. Certes, samedi au Stadium Lille Métropole, la tâche n'était pas forcément des plus aisées pour une première mais champion de France en face ou pas, il ne fallait pas faire de complexes. Après tout, les Brestois avaient montré depuis début août que la solidité n'était pas la dernière de leurs qualités hors de leurs bases.
À Paris ou Marseille, ils avaient même regardé leurs adversaires les yeux dans les yeux. Alors sur la pelouse du LOSC, on attendait forcément le même visage de la part des Ty-Zefs. Et hormis vingt grosses premières minutes extrêmement compliquées, le duel s'avéra équilibré et pencha même souvent du côté finistérien après la pause.
Seulement voilà, au foot, il faut marquer pour gagner et côté réussite, ce soir frisquet dans le Nord, ne se montra pas vraiment des plus généreux.
On aurait d'abord pu craindre le pire pour les Rouge et Blanc dans une entame de match à sens unique. Sûrs de leur football, les Lillois prenaient haut les Brestois, déroulaient leurs mouvements et c'est logiquement qu'ils trouvaient l'ouverture sur une superbe frappe de Dimitri Payet, venue mourir dans la lucarne de Steeve Elana (11e).
Après un temps pour encaisser le coup et s'en remettre, les Brestois allaient enfin débuter leur match autour de la première demi-heure de jeu. Plus inspirés sur les phases offensives, ils étaient même à deux doigts d'égaliser sur une action rondement menée par Mario Licka, Eden Ben Basat et Nolan Roux (42e). Landreau, le gardien lillois sortait là sa première parade de la soirée.

Après avoir su faire le dos rond et remis un peu d'ordre dans leur jeu, les Brestois devaient alors confirmer après le repos tout le bien que l'on commençait à penser d'eux. Et cette fameuse confirmation eut plutôt belle allure. Prenant l'ascendant petit à petit sur les champions de France, les Bretons s'enhardissaient et allaient provoquer l'arrière-garde lilloise. Mais aucune de leurs tentatives ne trouvaient fortune, soit par maladresse, soit devant un Mickaël Landreau très à son aise.
Le jeu très ouvert, conséquence des intentions de victoire des deux formations, laissait énormément d'espaces et c'est dans un de ceux-là que s'engouffrait Hazard pour servir Sow au point de penalty. 2-0, les affaires étaient réglées (88e).

Les deux genoux à terre, les Brestois rendaient les armes mais cette quatrième défaite de la saison, la première par deux buts d'écart, laissait forcément des regrets dans le camp du président Michel Guyot. Contre une équipe qui pourrait se qualifier dans dix jours pour un 1/8e de finale de Ligue des Champions, le combat n'avait pas été inégal. Sauf pendant vingt minutes...

                                                                                                             (crédit photos : Studio Loïc)

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