Corentin Martins : « Jorge était discret et travailleur »
Car en 1987-1988, c’est son père, Jorge, qui foulait la pelouse de la route de Quimper. Solide stoppeur, l’Argentin avait eu le bon goût de choisir la pointe finistérienne pour seule et unique escapade de sa carrière à l’étranger.
« C’était quelqu’un de plutôt discret, travailleur et rigoureux, se souvient l’actuel directeur sportif du club, Corentin Martins, à l’époque au centre de formation. Il était rugueux mais dans ces années-là, on ne demandait pas trop de technique aux défenseurs axiaux ! Je ne l’ai pas fréquenté plus que cela mais c’était quelqu’un de sérieux et respectueux. Il s’était mieux adapté que l’autre argentin de l’époque, Daniel Tapia ».
Jorge Higuain : « Mon fils m’aurait passé à chaque fois »
La semaine dernière, « El Pipa » (son surnom) était bien fier de son « Pipita » de fils, après son coup du chapeau face à la Corée du Sud, le premier hat trick d'un Argentin en Coupe du Monde depuis Gabriel Batistuta en 1998. Tout neuf en sélection (5 buts en 7 capes), Gonzalo Higuain a alors marqué les esprits et peut-être encore un peu plus celui de son père. « Il a fait quelque chose de spécial qui m’a beaucoup ému parce que je n’ai jamais eu l’opportunité de jouer une Coupe du Monde, témoignait Jorge au quotidien sportif Ole. Quand votre fils marque tous ces buts et que vous avez pratiqué le même métier que lui, les émotions sont décuplées ».
Reste qu’à entendre l’ancien du Brest Armorique, l’élève a déjà tué le maître... « Mon fils est puissant, rapide et joue direct. Je pense qu’il m’aurait passé à chaque fois parce que je n’étais vraiment pas aussi vite que lui ».
Que le paternel se rassure pourtant, il n’aurait pas été le premier à qui cela serait arrivé et, face à ce joueur qui n’a pas encore 23 ans, ils seront encore nombreux à souffrir de la « formation brestoise ».