13.05.11 | Ahmed Kantari : « C’est le destin qui a voulu ça, je reviendrai »

Il aura été avec Omar Daf le plus malheureux de la triste soirée au Vélodrome mercredi. Victime d’une rupture totale du tendon d’Achille droit, l’international marocain a été opéré ce vendredi matin à Keraudren. La veille, il avait pris quelques minutes pour confier son état d’esprit à SB29.com, évoquer son programme dans les prochaines semaines et la façon dont il allait appréhender la première grosse blessure de sa carrière qui le tiendra éloigné des terrains entre quatre et six mois.
« Ahmed, comment ça va ?
- C’est une blessure embêtante mais les douleurs sont supportables. Je ne peux pas poser le pied par terre donc je ne fais pas grand-chose, je reste allongé. Pour le moral, on s’accroche. Je le prends bien, j’essaie de positiver et de me pas me prendre la tête. Je suis très croyant donc je sais que c’est le destin qui a voulu ça, je reviendrai.


- Tu appréhendes comment la longue période d’absence qui arrive ?
- Je vais essayer de revenir au plus vite tout en donnant le temps à mon corps. Je me rappelle que c’était arrivé au club il y a deux ans avec Eric Sitruk et il avait repris l’entraînement au bout de trois mois. Ce sera à moi de bien bosser pour gagner du temps sur la récupération et j’ai la chance dans mon malheur d’être tombé avec la trêve, les mois de juin et juillet sans matches officiels. Ce sont les périodes de matche qui sont difficiles pour les joueurs blessés qui se sentent impuissants. J’espère que d’ici début août, j’aurai repris l’entraînement avec le groupe.

- Comment reste-t-on dans la vie de groupe avec une grosse blessure ?
- Déjà, pour les trois prochains matches, je vais essayer d’être proches des joueurs parce qu’ils sont importants pour le maintien donc je vais rester dans la région. Après je prendrai quelques jours pour couper en famille, pour récupérer. Je n’aurai pas vraiment de vacances cette année mais ce n’est pas grave, je vais bosser. Dès que j’aurai enlevé le plâtre, je mettrai un coup d’accélérateur pour pouvoir revenir au plus vite. Et pendant la préparation au mois de juillet, comme je ferai mon travail à côté, je serai dans la vie de groupe. Ca rassure d’être proche des joueurs.


- Comment te comportes-tu quand un joueur a une grave blessure dans le groupe ?
- Je me renseigne souvent sur l’évolution de la blessure. Et je sais que quand on est blessés, on a besoin que les autres s’intéressent et nous remontent le moral. On se sent exister quand les gars posent des questions et prennent des nouvelles ».

                                                                                                       (crédit photos : O.Stéphan/SB29.com)
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