Dès le tirage de ce 32e de finale de Coupe de France, au mois de décembre, ce déplacement à Niort sentait bon le traquenard pour des Brestois jamais vraiment vernis dans cet exercice. Une rencontre chez le leader incontesté de National n’avait rien de spécialement alléchant pour les hommes d’Alex Dupont. Et pourtant l’entraîneur des Rouge et Blanc, vainqueur de la Coupe de la Ligue avec Gueugnon en 2000, avait bien l’intention de revenir des Deux Sèvres avec un ticket pour les 16es de finale de la compétition.
Une fois n’est pas coutume, les Ty-Zefs avaient fait le trajet vers Niort en car vendredi et alignaient une formation en 4-3-3 avec une ligne offensive composée de Larsen Touré, Benoît Lesoimier et Tomas Micola en pointe. Prévenus de la valeur de leurs adversaires du soir, les Brestois laissaient pourtant la possession aux Niortais lors de la première période.
Cela dit, les occasions locales ne se présentaient pas vraiment. C’est même Benoît Lesoimier qui s’offrait la meilleure opportunité de la tête à la réception d’un centre de Bruno Grougi (8e). Ce dernier allumait quelques mèches, sans réussite, mais c’était Niort qui trouvait l’ouverture sur sa première réelle occasion. Sur un deuxième ballon consécutif à un coup franc, le Chamois Roye envoyait une grosse frappe à 30 mètres. Le ballon, contré au dernier moment, prenait à contrepied Johan Hartock (40e).
Le coup était dur pour des Brestois qui avaient laissé le ballon aux Niortais pendant cette première période mais qui ne s’étaient pas vraiment mis en danger…
Au retour des vestiaires, les intentions finistériennes se faisaient plus précises mais il manquait toujours un petit quelque chose dans la dernière passe pour mettre en péril l’arrière- garde poitevine. Pis, c’est une nouvelle fois sur un but gag que les locaux doublaient la mise. Roye, encore lui, tentait sa chance de loin. Sur ce coup-là, Paul Baysse déviait un ballon à la trajectoire devenue « pourrie » qui passait sous le ventre de Johan Hartock (53e).
À 2-0, et malgré les entrées en jeu de deux joueurs offensifs, Nolan Roux et Eden Ben Basat, les Brestois voyaient leurs chances de qualification quasiment réduites à néant. Solidaires et bien organisés, les Niortais maîtrisaient sans trop de souci la fin de la partie et décrochaient logiquement leur billet pour les 16es de finale de la Coupe de France.
Ce revers, qui ne donne plus qu’un seul objectif aux Brestois jusqu’à la fin de la saison, doit vite les faire rebondir pour bien négocier les prochaines échéances, primordiales pour le maintien. Dès samedi, la réception de Nice à Le Blé aura des allures de match-charnière dans la saison face à un concurrent direct. D’ici là, la déception enregistrée à Niort aura eu le temps d’être oubliée. Il n’y a de toute façon pas le choix : il faut avancer…