25.01.11 | Nolan Roux : « Difficile d'être spectateur »

« Nolan, comment ça va ?

- C’est en bonne voie, le pied est consolidé, le cal osseux est bien là. La musculation du quadriceps est terminée et maintenant, on va passer à la rééducation, la proprioception. La priorité, c’est d’être au top quand je retrouverai le terrain. Je travaille tous les jours, ça m’occupe. On me dit qu’il ne faut pas que je recommence à courir encore parce qu’il ne faut pas brûler les étapes. Mais pour le moment, tous les exercices que je fais se passent bien.

 

- C’est ta plus longue absence pour blessure dans ta carrière, comment est ton moral ?

- La semaine, ça va encore parce que je viens au club tout le temps, je ne suis pas à part. Le plus dur, c’est le samedi quand on voit les autres jouer et que je suis dans les tribunes ou à la maison. Il n’y a plus le rythme de vie de d’habitude, on tombe vite dans la monotonie. C’est un peu long, on ne tape pas dans le ballon. Mais bon, il vaut mieux attendre encore une semaine ou deux plutôt que de repartir trop vite.

 

- Quel est ton regard sur l’équipe depuis que tu es absent ?

- Contre Caen, j’étais dans les tribunes et j’ai vu beaucoup d’occasions. Comme par hasard, il n’y en a jamais eu autant que durant ce match-là. D’un autre côté, ça prouve qu’on peut s’en créer même sans moi. J’ai lu des papiers comme quoi sans Nolan Roux, le Stade Brestois n’était plus le même. La vérité, c’est que j’ai joué pratiquement tous les matches en première partie de saison et il faut donc que les mecs trouvent leurs marques dans la nouvelle attaque.

- Face à Caen, c’était justement ton premier match en tribune depuis que tu es à Brest. Nolan Roux spectateur, ça donne quoi ?

- Déjà c’était spécial puisque je n’étais jamais allé en tribune Foucauld. Le fait de voir le jeu de l’équipe de plus haut, ça permet de voir les appels qu’il faudrait faire par la suite. C’est bête à dire mais on apprend beaucoup en regardant un match en tribune. Au niveau du comportement, je suis supporter, je passe du calme au plus énervé. J’ai même insulté le gardien de Caen quand il a fait plusieurs arrêts d’affilée, comme j’aurais fait sur le terrain ! (rires) Avant que Bruno ne tire son penalty, je m’étais déjà levé et j’applaudissais, je savais qu’il allait marquer. Mais globalement, c’est difficile d’être spectateur, on ne peut pas trop agir. Quand je regarde à la télé, je m’en fous de savoir qui va gagner, là ce sont mes potes qui jouent.

 

- Tu ne joues pas depuis un mois mais tu pouponnes. Les nuits sont courtes ?

- Même pas ! Ça fait déjà deux semaines qu’elle fait ses nuits. Je donne le dernier biberon vers 23 heures et elle ne se réveille qu’à 9 heures. La bouffe, les couches, l’habillement, je maîtrise tout ça. Mais on va attendre encore pour un deuxième ! (rires) »

 

                                                                        (crédit photos : O.Stephan/SB29.com)

 

 

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