« Ahmed, à Rennes, était-ce le plus gros combatphysique
de la saison ?
- Oui, l’équipe de Rennes a bien utilisé notre jeu, surtout en première mi-temps, elles nous empêchés de jouer, elle a fait un pressing très très haut et elle a mis beaucoup d’impact. Vu la qualité physique des Rennais, on a souffert. Depuis le début de saison, c’est l’équipe qui ma le plus impressionné dans cet impact physique, et même dans la tenue de balle d’ailleurs. Je les avais déjà trouvés très bons durant le match amical qu’on avait fait en pré-saison mais là, j’ai trouvé très intéressante leur première mi-temps.
- Quelles erreurs inhabituelles as-tu pu voir au Stade Brestois ?
- Le seul regret qu’on peut avoir sur la première mi-temps, c’est qu’il aurait peut-être fallu essayer de jouer plus haut et de faire un contre-pressing, d’aller nous-mêmes les chercher en mettant le ballon dans leur camp. Mais on est restés sur nos principes en essayant de jouer. On a des principes, des fois ça ne marche pas comme samedi, et il ne faut pas pour autant tout remettre en cause.
- Perdre la première place, est-ce une libération quelque part ?
- Ça devenait pesant en effet au niveau de la pression médiatique. La première semaine, c’était plaisant, après on s’est rendu compte que ce n’était pas pour nous, qu’on n’était pas à notre place. Ça peut être un plus, ça va peut-être nous libérer. On a fait deux ou trois mois de très haut vol et il est normal qu’on ait un coup de moins bien. Dans des périodes comme ça, il faut limiter la casse et essayer de repartir le plus vite possible.
- Le coup de moins bien est-il physique ?
- C’est un ensemble. Il y a sans doute une lassitude mais qui n’est pas que physique à mon avis. Je pense qu’on va tomber dans une période plus délicate, qu’il va falloir redoubler d’efforts et être intelligents dans la gestion de nos matches.
- Face à Lens, on peut parler d’obligation de résultat ?
- Non parce que vu notre position au classement, on a une petite marge. C’est un concurrent direct donc surtout il ne faut pas perdre de points par rapport à eux et maintenir l’écart. Il faut oublier la défaite, on n’en avait pas connues beaucoup, ça arrive à tout le monde. Le tout, c’est de ne pas rentrer dans une mauvaise spirale. Si on grappille un point, c’est bien. Mais il ne faut surtout pas se mettre une pression par rapport à la victoire. Il ne faut pas oublier qu’on est promus et que ce n’est pas forcément à nous de faire le jeu, c’est aux autre équipes de prendre les choses en main.
- Tu es reparti la semaine dernière en sélection marocaine. Tu commences à prendre tes repères ?
- Les sélections rapprochées, c’est bien, ça permet de prendre confiance et de s’installer. L’équipe commence à tourner un peu, il y a un nouveau sélectionneur. Y aller, ça fait du bien au moral, ça coupe même si ça fatigue un peu. J’essaie d’y travailler d’autres choses parce qu’en Ligue 1 ou en sélection, je vais rencontrer des attaquants de plus en plus forts et performants ».
(crédit photos : Studio Loïc et O. Stéphan)
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